Eloïse Muller
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CatégorieShopping

Les Mariées de Josefa et B.A.S.I.C. : rencontre avec deux créatrices de choc

GRAND EST

Eloïse Muller« Une collaboration créative »

Josefa confectionne des robes de mariées sur-mesure et Marie propose des parfums de niche et des produits cosmétiques bio. Rencontre avec ces deux personnalités bien trempées, qui ont voué leur carrière à la beauté. 

Pouvez-vous me parler de votre rencontre ? 

Marie : J’ai fait la connaissance de Josefa dans le salon de coiffure où ma boutique était installée avant. Elle était venue se faire coiffer et nous avons commencé à discuter.

Josefa : J’ai d’abord connu B.A.S.I.C en allant chez ma coiffeuse puis j’ai découvert Marie au cours d’une séance photo où il était question qu’elle porte l’une de mes créations. Je pense d’ailleurs que s’il n’y avait pas eu cette photo, je ne serais pas allée vers Marie, car je suis assez timide. C’est vraiment ce moment qui a été déterminant.

Comment en êtes-vous arrivées à travailler ensemble ? 

M : Lorsque l’endroit où j’avais ma boutique a été racheté, j’ai eu trois mois devant moi pour trouver un autre lieu…et surtout un qui corresponde à mon univers. Le délai était aussi trop court pour que je puisse investir dans ma propre boutique. Alors j’ai tout de suite pensé à Josefa…D’autant plus que je n’aime pas travailler seule, il faut de la vie autour de moi. Pour avoir des échanges informels, c’est-à-dire en dehors du cadre professionnel, lorsqu’il n’y a pas de clients.

Josefa, pourquoi-avez-vous accepté la proposition de Marie ? 

J : Je ne peux pas collaborer avec n’importe qui, il faut qu’il y ait un feeling. J’ai aussi beaucoup aimé l’esthétisme qui se dégage de son concept. Et puis sa personnalité. C’est quelqu’un de droit et de marginal à la fois. Et je crois que je suis un peu comme ça aussi. Ça a matché tout de suite.

M : Oui, c’est important que l’on s’entende, on passe beaucoup de temps ensemble. Mais on arrive aussi à y trouver notre indépendance.

J : Moi aussi, j’aime cette idée, d’être indépendante et libre à la fois.  C’est la raison pour laquelle je n’ai pas beaucoup travaillé en atelier en tant que costumière. Je n’aime pas recevoir d’ordres.

Votre univers et ce qui vous inspire, en quelques mots :  

M : B.A.S.I.C. Tout simplement les lettres du nom de la boutique « B » pour bohème, « A » comme audacieux, le « S » de sensoriel, le « I » d’intemporel et le « C » de créatif. J’aime l’esthétisme décalé, plein de valeurs et de convictions, de création et d’indépendance. Une parfumerie qui s’adapte à notre temps et qui réponde à des exigences, une recherche de la beauté et certaines valeurs. Pour moi, la beauté est partout et elle a des choses à raconter. J’aime le beau, le bon et surtout l’utile, les choses qui fonctionnent.

J : J’aime l’élégance, la simplicité et la beauté. Et puis surtout, je cherche à m’adapter à la personne que j’habille, car je ne fais pas que les femmes… Pouvoir saisir la personnalité de la personne que j’habille. Je m’inspire de tout ce qui m’entoure, le cinéma, la peinture la musique et la rue… j’adore la rue. Parce que ça représente ce que l’on veut montrer et cacher à la fois. Ça représente notre époque. C’est une grande masse où tout le monde est « à peu près pareil » mais en même temps, il y a toujours des silhouettes qui sortent du lot, et ce sont celles-là qui m’intéressent. J’adore aussi les années 20, la libération des corps, Coco Chanel et son pantalon masculin, j’adore.

En revanche, je déteste tout ce qui est « coaching », mais j’aime accompagner les personnes. Pour moi, le vêtement doit venir après. Je suis pour que chacun garde sa personnalité dans la mode. J’ai parfois l’impression que la mode uniformise. Finalement, c’est la raison pour laquelle le sur-mesure m’intéresse. Je me sens à ma place.

M : Le fait oui, de s’intéresser à une personnalité. Et j’aime rendre les gens beaux à travers ce qu’ils sont déjà. Le parfum finit la personne et laisse un souvenir. Le souvenir olfactif est très fort. L’odorat est le premier sens qui se développe chez l’être humain. On est plus touché par un parfum que par ce que l’on voit. Tu peux doser un parfum, un maquillage comme un accord de musique. Lorsque je maquille les futures mariées, mon rôle est de parvenir à les mettre subtilement en valeur grâce à des produits bio de qualité. De mettre en lumière les atouts des femmes pour le plus beau jour de leur vie. Comme Josefa le fait avec les robes, je travaille sur-mesure en respectant la personnalité de chacune, afin de magnifier la femme pour qu’elle se sente belle elle-même. 

Parmi ce qui se trouve dans la boutique, quelle est votre produit préféré ? 

M : « Portrait of Lady », pour moi, c’est un des parfums qu’il faut sentir avant de mourir. Il est ultra équilibré. Il a été créé par l’un des plus grands techniciens de la parfumerie, Dominique ROPION. Il mélange précision et liberté en réussissant à trouver l’équilibre dans les extrêmes. C’est un parfum unisexe. Même les gens qui n’aiment pas la rose, l’apprécient.

J : Pour moi cette tenue à une histoire. Le grand jupon à pois car il fait écho à mes origines et parce que j’adore le flamenco. Je trouve ce jupon excentrique et classique en même temps. Cette jupe qui peut paraître meringue devient finalement très moderne grâce aux pois. Et l’autre robre représente les 70’S la liberté de la femme, créée à partir de tissus modernes et d’autres plus anciens chinés, de la dentelle ancienne faite à la main notamment.

Le mot de la fin ? 

J : Il n’y a jamais de fin.

M : Je suis d’accord, j’aime bien la notion de point d’orgue, que la fin est toujours en suspens…qu’on attende la suite.

INFOS PRATIQUES

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